Archivio mensile:novembre 2016

Quelle incidence les différences de milieu social et culturel ont-elles sur l’accès à l’enseignement supérieur et la réussite des études ?

La participation à l’enseignement supérieur a connu un essor considérable. Entre 1995 et 2012, les taux d’accès à ce niveau d’enseignement ont ainsi augmenté de près de 20 points de pourcentage, en moyenne, dans les pays de l’OCDE (OCDE, 2014). Cette hausse de la participation s’est traduite par une élévation du niveau de formation : en 2013, dans les pays de l’OCDE, environ un adulte sur trois était diplômé de l’enseignement supérieur (OCDE, 2015). Au vu des liens étroits entre l’enseignement supérieur et les revenus, l’emploi, le progrès social global et le bien-être des individus, cet essor peut s’avérer un puissant moteur de mobilité sociale si chacun parvient à en bénéficier. Il subsiste toutefois d’importantes inégalités dans l’enseignement supérieur, tant en termes d’accès que de réussite.

Le milieu d’origine des élèves reste un facteur déterminant prépondérant de leur accès à l’enseignement supérieur – et de leur réussite à ce niveau.

Malgré l’essor de l’accès à l’enseignement supérieur, le niveau de formation des parents continue d’influer sur celui de leurs enfants. En moyenne, dans les pays participant à l’Évaluation des compétences des adultes (lancée dans le cadre du Programme de l’OCDE pour l’évaluation internationale des compétences des adultes [PIAAC] [2012]), plus de la moitié des 20-34 ans scolarisés dans l’enseignement supérieur ont au moins un parent diplômé de ce niveau d’enseignement, et un peu plus d’un tiers ont au moins un parent dont le niveau de formation le plus élevé atteint est le deuxième cycle du secondaire. En revanche, le pourcentage de 20-34 ans suivant des études supérieures dont les parents ne sont pas diplômés du deuxième cycle du secondaire est faible : seul environ un étudiant de ce groupe d’âge sur dix est dans ce cas (OCDE, 2014).

L’évaluation des inégalités d’accès à l’enseignement supérieur constitue une première étape cruciale vers l’élaboration de politiques pour les réduire. Une mesure de base de la mobilité en matière de niveau de formation est le rapport de cotes, qui compare la probabilité relative pour un individu d’être diplômé de l’enseignement supérieur si ses parents sont diplômés du deuxième cycle du secondaire ou de l’enseignement supérieur, par rapport à un individu dont les parents ont un niveau de formation inférieur au deuxième cycle du secondaire. Dans les pays disposant de données, le rapport de cotes est en moyenne 2 fois plus élevé si au moins un parent est diplômé du deuxième cycle du secondaire ou du post-secondaire non tertiaire, et 4.5 fois plus élevé si au moins un parent est diplômé de l’enseignement supérieur. Ce rapport de cotes varie toutefois sensiblement entre les pays: en Italie, les individus dont les parents sont diplômés de l’enseignement supérieur sont ainsi près de 10 fois plus susceptibles d’être aussi diplômés de ce niveau d’enseignement que ceux dont les parents ont un niveau de formation inférieur au deuxième cycle du secondaire, alors qu’en Corée, la probabilité d’être diplômé de l’enseignement supérieur est indépendante du niveau de formation des parents.

De même, dans tous les pays à l’exception de l’Australie et du Canada, les immigrés sont moins susceptibles d’obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur que les enfants d’autochtones. Ce constat vaut même pour les immigrés arrivés dans leur pays d’accueil avant l’âge de 15 ans. En effet, ces derniers ne sont pas plus susceptibles d’obtenir un diplôme de l’enseignement supérieur, mais seulement moins susceptibles d’avoir peu ou pas d’instruction (OCDE/Union européenne, 2015).

Le niveau de formation des parents continue d’influer sensiblement sur l’accès et la participation de leurs enfants à l’enseignement supérieur, mais également sur leurs taux de réussite. Les données suggèrent ainsi que le décrochage est un problème qui touche particulièrement les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés. Une étude comparant les taux d’accès et de rétention dans l’enseignement supérieur dans dix pays montre que le milieu socio-économique est la variable ayant la plus forte incidence sur le décrochage des étudiants, prédominant sur tous les autres facteurs tels que l’origine ethnique et le sexe (Thomas et Quinn, 2006).
Les étudiants de la première génération (soit ceux dont aucun membre de la famille n’a suivi d’études supérieures) sont également plus susceptibles de décrocher. Selon une étude réalisée en Italie (Aina, 2010), les étudiants en licence dont le père ou les deux parents n’ont pas suivi d’études supérieures sont moins susceptibles de terminer leurs études avec succès.

Les inégalités apparaissent plus tôt dans la scolarité.

Les inégalités observées dans l’enseignement supérieur résultent, dans une large mesure, de l’accumulation d’inégalités durant les étapes antérieures de la scolarité, depuis la petite enfance jusqu’à l’enseignement secondaire. Ces inégalités se répercutent dans l’enseignement supérieur au moins sous trois formes.

En premier lieu, dans l’enseignement secondaire, les élèves issus de milieux défavorisés sont plus susceptibles d’être peu performants en mathématiques et en compréhension de l’écrit. Un élève se situant dans le quartile supérieur de l’indice PISA de statut économique, social et culturel obtient ainsi un score en mathématiques supérieur de 39 points (soit l’équivalent de près d’une année de scolarité) à celui d’un élève issu d’un milieu moins favorisé (OCDE, 2013). Les élèves issus de l’immigration sont également moins susceptibles d’obtenir de bons résultats aux évaluations PISA. En 2012, les enfants nés à l’étranger obtenaient ainsi 21 points de moins en compréhension de l’écrit que les enfants de parents autochtones (OCDE/Union européenne, 2015). Les différences de performance et de qualification constituent souvent les principaux facteurs expliquant les difficultés des élèves issus de milieux défavorisés pour accéder à l’enseignement supérieur. En effet, un niveau inférieur de qualification est susceptible d’avoir une incidence plus marquée sur la limitation de l’accès à l’enseignement supérieur que le coût même des études.

En second lieu, les élèves dont les parents sont moins instruits sont moins susceptibles de terminer avec succès le deuxième cycle du secondaire et, de ce fait, d’accéder un jour à l’enseignement supérieur. La différence de taux de réussite du deuxième cycle du secondaire entre les élèves dont les parents sont diplômés de l’enseignement supérieur et ceux dont les parents ont un niveau de formation inférieur au deuxième cycle du secondaire va de 7 points de pourcentage au Chili à plus de 30 points de pourcentage en Norvège et au Royaume-Uni (graphique 2). De même, les élèves issus de l’immigration sont également moins susceptibles de terminer avec succès le deuxième cycle du secondaire (OCDE, 2014).

En troisième lieu, les jeunes de 15 ans issus de milieux défavorisés sont considérablement moins susceptibles d’aspirer même à suivre des supérieures. Il est frappant de constater que dans tous les pays, l’aspiration à suivre des études supérieures est plus grande chez les jeunes de 15 ans venant de familles plus favorisées. Les élèves se situant dans le tiers inférieur de l’indice PISA de statut économique, social et culturel son ainsi en moyenne moins susceptibles – dans une mesure égale à 37 points de pourcentage – d’espérer obtenir un diplôme universitaire que les élèves du tiers supérieur de cet indice. Cet écart est supérieur à 20 points de pourcentage dans tous les pays et va de plus de 50 points de pourcentage en Hongrie à 22 points de pourcentage à Trinité-et-Tobago (OCDE, 2012). Il est intéressant de noter que ces différences d’aspirations entre les élèves restent très marquées même après contrôle de leur performance aux évaluations PISA de compréhension de l’écrit et de mathématiques, signe que le milieu d’origine influe sur l’accès à l’enseignement supérieur au-delà même de son incidence sur la performance.

Quelles solutions dans l’enseignement supérieur ?

Bien que la lutte contre les inégalités dans les premiers cycles d’enseignement doive être une priorité, il reste nécessaire de mettre en œuvre des politiques dans l’enseignement supérieur afin de s’assurer que ces inégalités ne s’accentuent pas encore davantage. L’accès d’une plus large part de la société à l’enseignement supérieur, notamment des groupes défavorisés et vulnérables, et la réduction des taux de décrochage sont tous deux identifiés comme objectifs clés dans les principaux textes de la stratégie Europe 2020 en faveur de la croissance et de l’emploi1 et du cadre stratégique pour la coopération européenne dans le domaine de l’éducation et de la formation.

Mais alors, en quoi consisterait une politique efficace dans l’enseignement supérieur ? Contrairement aux idées reçues, les mesures visant à abaisser les frais de scolarité n’ont qu’un impact très limité sur l’égalité des chances et tendent à n’être efficaces que dans la partie inférieure de la distribution des revenus. Il ressort clairement de l’analyse entre la relation entre les frais de scolarité, les systèmes d’aides aux étudiants et la participation de ces derniers à l’enseignement supérieur que si des frais de scolarité élevés peuvent certes s’avérer un obstacle à la participation, l’abaissement de ces frais ne garantit pas pour autant une augmentation de l’accès à ce niveau d’enseignement. Les systèmes d’aide financière aux étudiants prévoyant une combinaison de prêts à remboursement en fonction des revenus et de bourses sous condition de ressources peuvent jouer un rôle important dans la promotion de l’accès et de l’équité, tout en répartissant les coûts de l’enseignement supérieur entre l’État et les étudiants (OCDE, 2014). Le renforcement des dispositifs d’aide, la mise en œuvre de politiques actives de recrutement et l’établissement de liens étroits avec la collectivité sont autant d’exemples d’approches stratégiques plus prometteuses.

Récemment, certaines mesures ont été prises afin de réduire les inégalités dans l’enseignement supérieur à travers la mise en œuvre de différentes politiques nationales d’accès. Le Brésil a ainsi adopté en 2012 une loi réservant 50 % des places de ses universités fédérales et de ses établissements fédéraux d’enseignement supérieur (souvent les plus prestigieux et sélectifs) aux élèves diplômés d’un établissement public du deuxième cycle du secondaire. Sur ces 50 %, la moitié est réservée aux élèves ayant également un revenu familial par tête inférieur à 1.5 fois le salaire minimum.

Au niveau institutionnel, il existe plusieurs exemples de procédures alternatives d’admission visant à améliorer l’accès des élèves issus de milieux défavorisés. Sciences Po Paris en est un, avec la mise en place en 2001 de ses « conventions d’éducation prioritaires » qui prévoient une procédure d’admission différente pour les élèves venant d’établissements confrontés à des difficultés sociales (situés en « zones prioritaires »), renforçant ainsi la diversité au sein de l’établissement.

Ces exemples concernent principalement l’amélioration de l’accès à l’enseignement supérieur pour les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés. Or, bien que les politiques en faveur de l’équité dans l’enseignement supérieur tendent à mettre l’accent sur l’amélioration de l’accès, cette dernière ne garantit pas pour autant à elle seule l’obtention d’un diplôme, car les élèves issus de milieux défavorisés sont plus susceptibles d’abandonner leurs études. C’est pourquoi les politiques ciblant la hausse des taux d’accès à l’enseignement supérieur doivent s’assortir de mesures visant à améliorer les taux de réussite à ce niveau d’enseignement.

Certains établissements, ONG ou associations locales tentent d’améliorer la réussite des élèves issus de milieux défavorisés une fois qu’ils sont inscrits dans l’enseignement supérieur en leur offrant des ressources supplémentaires. L’édition 2015 du Forum européen d’Alpbach a ainsi mis en avant plusieurs projets de toute l’Europe œuvrant à lever les obstacles entravant la réussite des élèves plus défavorisés. Parmi ces derniers, citons la mise à disposition de tuteurs pour aider les étudiants de la première génération et l’offre de cours supplémentaires et de sessions de tutorat, ainsi que de cours intensifs de langue pour les élèves issus de l’immigration.

in OCDE , Indicateurs de l’éducation à la loupe – octobre 2015

Le candele e le giacche. Gli 800 volontari in aiuto dei nuovi poveri

di Elisabetta Soglio

L’ultima frontiera sono le candele. Le chiedono perché vivono in strada o in una baracca da illuminare di sera; oppure perché a casa hanno tagliato i fili della corrente, che soldi per pagare la bolletta non ce ne sono. E poi servono le giacche: perché molti uomini, tra i 40 e i 50 anni, ne hanno bisogno per presentarsi ben vestiti ad un colloquio di lavoro, mascherando la povertà. C’è richiesta di tachipirine, perché sono troppi anche i 7 euro per un farmaco da banco. E serve anche il sostegno di uno psicologo, perché non è facile superare da soli il trauma di un viaggio su un barcone o l’angoscia per aver perso la propria casa.

La nuova povertà, quella che ogni giorno da 57 anni si mette in fila all’Opera San Francesco, si racconta anche con queste nuove domande di aiuto: la candela, la giacca, la tachipirina, lo psicologo. Perché in questo crocevia di disperazione e solidarietà non ci sono soltanto gli stranieri ma, sempre di più, gli italiani; non solo anziani ma anche ragazzi e giovani uomini messi in ginocchio dalla crisi economica, dalla mancanza di lavoro o da un matrimonio finito.

Questa impresa, che funziona grazie all’esercito di 800 volontari, comincia con la tessera, senza la quale non si può avere accesso ad alcun servizio: ci si presenta allo sportello con un documento e nessuno ti chiede altro. La prima «iscrizione» dura quattro settimane: con quella, hai diritto ad un pasto a pranzo e a cena; alla doccia con cambio di intimo (nuovo, una volta alla settimana); all’accesso al guardaroba una volta al mese; a tutte le prestazioni mediche del poliambulatorio.

Al primo rinnovo, si organizza un colloquio con gli operatori per capire meglio il tipo di situazione cui si dovrà rispondere: a quel punto la tessera diventa trimestrale. Questo «circolo» conta oggi più di 25 mila iscritti: come spiega padre Maurizio Annoni, presidente di Opera San Francesco, «la povertà si è stabilizzata» e quindi più che nuovi utenti ci sono continui rinnovi (il 20 per cento in più rispetto alla media storica dell’Opera), che durano anche tre-cinque anni.

Oggi il fenomeno è quello dei migranti, che hanno anche contribuito ad abbassare notevolmente l’età media dei bisognosi. L’altro dato riguarda le provenienze geografiche: una volta bussavano qui i poveri giunti dai Paesi dell’Est Europa o del Nord Africa: oggi il 13 per cento dei tesserati è italiano, seguito dal 10 per cento di rumeni e dal 9 per cento di marocchini.

La parola che viene ripetuta più spesso da frati, operatori e volontari è «dignità». E questo tipo di approccio si vede nei particolari: nella pulizia del locale mensa; nella selezione degli abiti che viene fatta quando si sistema il guardaroba scartando quello che è troppo malandato; nella varietà di menù che tiene conto anche delle abitudini nazionali o religiose; nella gentilezza dei medici del poliambulatorio dove ruotano 170 medici di tutte le specialità.

I fondatori dell’Opera, che vive della generosità di benefattori ormai storici, di donazioni garantite da grandi e medie aziende e dei piccoli contributi di tanti milanesi, stanno già guardando avanti. Fra i progetti, il più importante per il 2017 riguarda la ristrutturazione e l’ampliamento della seconda mensa, oltre al potenziamento della parte di raccolta farmaci dal momento che un’altra emergenza è quella della povertà sanitaria.

«Dove il bisogno chiama, cerchiamo di rispondere», conclude padre Maurizio. Anche quando servono, oltre al pranzo e alla doccia, una candela, una giacca e una tachipirina.

in “Corriere della Sera” del 21 novembre 2016

Comment redonner confiance en l’école ?

Christine Legrand

Éduquer, c’est l’affaire de tous. Poser la question de la confiance envers notre système éducatif oblige à repenser les problèmes qui le traversent, et à envisager sa transformation sur un plus long terme. Défiants à l’égard des institutions, les Français conservent une relative confiance en leur école. Notamment les jeunes. Le baromètre « Jeunesse et confiance », publié par le laboratoire d’idées Vers le haut, en partenariat avec La Croix, le montre (1).

Alors que seuls 22 % des 16-25 ans déclarent faire confiance aux hommes politiques pour leur assurer un avenir, ils sont 67 % à faire confiance à l’école « pour assurer à tous l’acquisition des savoirs de base ». Ils sont en revanche plus sceptiques sur sa capacité à réduire les inégalités sociales (42 % de confiants), et à assumer ses missions éducatives comme l’apprentissage du respect des autres (53 %), ou l’épanouissement de chacun (41 %). « L’école reste malgré tout le service public de proximité le plus plébiscité », reconnaît Éric Debarbieux, spécialiste des violences scolaires (2). Notamment dans les quartiers défavorisés où elle est le seul bastion encore un peu solide pour les familles en déshérence. Mais cet édifice commence à se fissurer, à craquer d’un peu partout.

Le boom du marché des cours particuliers

Les enquêtes Pisa, très médiatisées, qui pointent chaque année les mauvaises performances du système éducatif français contribuent à l’éroder. De plus en plus de parents cherchent à combler ses failles, en ayant recours à des prestataires privés.

Le boom du marché des cours particuliers, des coachs en orientation et autres prépas privées en atteste. « Le fait que les parents sollicitent autant le soutien scolaire payant est révélateur d’une perte de confiance », souligne Arnaud Parienty, enseignant en sciences économiques et sociales, auteur de School business (3).

Ce marché, qui représente plus de 2 milliards d’euros, serait le plus important d’Europe. « Et il touche aussi des familles modestes, qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants. » « L’éducation nationale devrait prendre plus au sérieux ces signaux, estime Arnaud Parienty, en développant un accompagnement personnalisé de qualité. »

Les parents les plus favorisés sont également de plus en plus nombreux à se tourner vers des écoles hors contrat, proposant des pédagogies alternatives, « avec notamment l’idée que notre système éducatif ne favorise pas l’épanouissement personnel ni la créativité des élèves ».

« La confiance en l’école est une question à la fois complexe et cruciale pour pouvoir penser les problèmes de l’école en France aujourd’hui », résume Sophie Audoubert, professeur de lettres classiques, qui a enseigné plus de dix ans en Seine-Saint-Denis, et a relaté son expérience dans un livre (4).

La souffrance des enseignants

« J’ai le sentiment que la majorité des élèves – et de leurs parents – font confiance aux enseignants, en tant que personnes. Ils comptent beaucoup sur nous, surtout quand leur famille ne peut pas les aider. »

Hormis au moment des orientations, précise-t-elle, qui cristallisent toutes les méfiances. « Ils ont l’impression qu’on tente de leur imposer une voie, qui les met dans une impasse. Ce qui n’est pas complètement infondé. »

Ils ont également peu confiance en l’école comme ascenseur social. « Ce qui dépasse largement notre rôle, souligne Sophie Audoubert. On nous demande de maintenir la confiance en une école démocratique, qui permettrait à chaque enfant de donner le meilleur de lui-même, alors qu’on ne nous en donne pas les moyens. Pour y remédier, il faudrait, entre autres, réduire les effectifs des classes, car on a besoin d’être dans un rapport d’individualisation plus grand, pour que ceux qui ne réussissent pas ne soient pas broyés dans la masse. »

Mais les enseignants souffrent surtout, selon elle, d’un manque de confiance de l’institution à leur égard. « On manque de reconnaissance globale de notre hiérarchie, notamment sur notre expertise. Cette méfiance atteint la représentation du professeur dans sa classe et son travail au quotidien. »

Vers plus de coopération entre les adultes

C’est sur ces leviers que tente d’agir Éric Debarbieux, à travers le dispositif « Adhère ». Expérimenté dans une trentaine d’établissements, il vise à améliorer le climat scolaire, en travaillant la question de la confiance et de la « justice » (44 % des élèves, précise-t-il, estiment les punitions « injustes » et 80 % dans les collèges de ZEP), à travers la formation des enseignants à la discipline positive et à la communication non-violente.

Mais en instaurant aussi plus de coopération entre les adultes. « Dans les collèges où il y a peu de cohésion des équipes, constate-t-il, les professeurs ont tendance à punir à tour de bras et à exclure les élèves. Alors que dans certains collèges, où l’on a mené notre expérimentation, on a réussi à diviser par dix le nombre d’exclusions. »

Éric Debarbieux insiste aussi sur la nécessité de « regagner la confiance des enseignants vis-à-vis de leur hiérarchie », et de repenser la gestion des ressources humaines, trop souvent délaissée par l’institution. « Comment voulez-vous que les enseignants fassent équipe, quand ils changent tous les six mois ? Que certains élèves en sont à leur septième remplaçant ? » Ou qu’ils se trouvent face à un suppléant sans formation, qui craque au bout de quelques semaines ?

Un manque de cohérence sur le long terne

Cette crise de confiance en l’école oblige ainsi à réinterroger tous les problèmes qui la traversent. Et les raisons pour lesquelles il est si difficile d’y remédier. « La perte de confiance envers l’institution est liée au sentiment diffus que le système a du mal à se transformer, estime le sociologue François Dubet. On dit qu’il faut qu’il change, mais quand on le transforme, on dit que c’est pire. »

La restauration de cette confiance passerait, selon lui, par un engagement des politiques éducatives sur le long terme. « Au lieu d’avoir des ministres de l’éducation qui se succèdent, critiquent leur prédécesseur, défont ce qu’il a fait, tentent de faire autre chose, avant de sauter à leur tour… »

Mais l’union nationale autour d’une ambition éducative, qui dépasse les échéances électorales, est loin d’être acquise. Plus globalement, observe François Dubet, l’école baigne dans un climat de pessimisme et de méfiance généralisés, dont elle ne sort pas indemne. « On attend de l’école qu’elle sauve la culture, la justice sociale, la nation… Elle ne peut donc que décevoir. 

(1) Lire La Croix du 16 novembre 2016.

(2) Auteur de L’École face à la violence, éd. Armand Colin.

(3) Éd. La Découverte.

(4) Don Quichotte en banlieue, les combats d’une enseignante, éd. Philippe Rey.

in, LA CROIX, le 22/11/2016

La prefazione del Papa a un libro di carcerati

di Paola Pastorelli

Pronto, sono Francesco. Ho pensato che possiamo fare più in fretta se la mia prefazione ve la detto al telefono… Ha carta e penna per scrivere?». Usando un termine abusato dalla politica, si potrebbe dire che Dio è anche Signore della semplificazione. Non hanno dubbi, infatti, gli autori che dietro al loro libro ci sia il Suo zampino e non tanto per ragioni evidenti, essendo un testo che, a modo suo, tratta di Lui ma proprio per le modalità con cui l’opera è nata. Gli indizi sono disseminati lungo il percorso che ha portato a Cristo dentro (Itaca editore), libro firmato da Francesca Sadowski (medico chiavarese, direttore di Fisiosport a Villa Ravenna, presidente di Cdo), Pino Rampolla (fotografo) e don Eugenio Nembrini e che a torto si definirebbe solo fotografico, anche se racconta per immagini il rapporto di alcuni detenuti con la fede, attraverso i loro tatuaggi.

«Un giorno Massimiliano – racconta Francesca Sadowski – un detenuto con il quale avevo avuto alcuni incontri, mi fece vedere che aveva corretto il proprio tatuaggio: da “Meglio schiavi all’inferno che padroni in Paradiso” aveva cambiato la scritta in “Meglio schiavi in Paradiso che padroni all’inferno”. Mi disse che la prima frase non lo rappresentava più e che nel suo percorso di ricerca di sé, desiderava capovolgere quel messaggio che portava scritto sull’avambraccio».

Fu un episodio molto significativo – racconta Francesca – anche tenuto conto della difficoltà in un ambiente come il carcere di «correggere» un tatuaggio, nato da una volontà profonda di invertire il senso della propria vita. Dopo quell’episodio e dopo aver letto tante lettere di Massimiliano e di altri detenuti, Francesca e don Eugenio si sono resi conto che noi stavamo guardando Dio all’opera e che sarebbe stato bello farlo vedere anche agli amici. E così una sera a Roma abbiamo proposto all’amico Pino Rampolla di fotografare i tatuaggi a tema religioso e di aiutarci a raccogliere, dove possibile, le testimonianze di chi aveva impresso sulla pelle e nel cuore la domanda di Dio».

E qui arriva la telefonata del Papa a cui era stata chiesta un’introduzione buttando un po’ il cuore oltre l’ostacolo. E così quel progetto nato come esperienza personale sul campo, ha preso invece le fattezze di un libro, che pagina dopo pagina racconta, con il linguaggio delle immagini, la faticosa ricerca di redenzione di uomini e donne che hanno commesso errori e che hanno visto nella fede l’ancora a cui aggrapparsi. Crocifissi, volti di Cristo, effigi di Maria, è ricco il campionario di preghiere incise sulla pelle, indelebili richieste di aiuto, che narrano in un intensissimo racconto comune la difficoltà di essere uomini e quindi fragili.

in “La Stampa” del 30 novembre 2016

“La rivincita dei papà, figli più equilibrati se sono presenti”

E’ quanto sostiene una ricerca dell’università di Oxford che ha preso in esame un campione di 6.000 individui

di Valeria Pini

Il rapporto con il padre è molto importante anche in adolescenza UN PADRE molto presente, aiuta lo sviluppo dei figli. Ragazzini ben seguiti e sicuri, sono più equilibrati e hanno meno probabilità di sviluppare problemi comportamentali. E’ quanto sostiene una ricerca dell’Università di Oxford che ha preso in esame un campione di 6.000 bambini. Gli esperti hanno esaminato i marcatori di coinvolgimento emotivo di queste famiglie e hanno evidenziato quanto sia essenziale questa relazione nello sviluppo emotivo.

Il fattore qualità. Da tempo diversi studi hanno rivelato quanto l’attaccamento alla figura paterna sia un elemento positivo che aiuta lo svilppo dei più piccoli. Un ‘buon papà’, attento ai bisogni del figlio, lo farà diventare un adulto sereno. Questa ricerca, in particolare, ricorda quanto sia essenziale la qualità del tempo passato con i bambini, più che la semplice quantità. “L’elemento nuovo e il punto di forza della relazione è come i nuovi padri percepiscono il loro ruolo di genitore. Se sono felici della paternità e se plasmano la loro vita in funzione di questo ruolo, il bambino si sente protetto. E’ molto più importante della quantità di tempo passato con loro”.

 Un padre empatico. “Un padre empatico, che entra in sintonia con i bisogni di crescita dei figli e con le loro emozioni ha un impatto positivo su di loro – spiega Anna Oliveiro Ferraris, psicologa e psicoterapeuta, esperta in temi di educazione e autrice del libro Padri alla riscossa (edizioni Giunti) – . E’ rassicurante per un bambino sentire accanto a sè un secondo genitore, oltre alla mamma, capace di comunicare con lui, di capirlo e guidarlo. Avere la sua attenzione è motivo d’orgoglio. L’amore e l’interessamento della mamma è, come dire, scontato, dovuto. Quello del papà invece ha il sapore di una conquista: ‘nota quello che faccio’, ‘gli piaccio’, ‘vuole giocare con me’, ‘non mi sta accanto soltanto per motivi di necessità'”.

Le regole del padre perfetto

 L’atteggiamento. La parola magica è empatia, una specie di ‘ponte’ fra padre e figli che crea un’alleanza. “Lo studio evidenzia in particolare come sia la disponibilità e la fiducia da parte del padre nell’assumere questo nuovo ruolo e svolgere questa nuova funzione a esercitare un’influenza positiva sul bambino ed è ipotizzabile che la capacità empatica sia sottesa a questo atteggiamento, mediando l’effetto dei risultati osservati – commenta Gaia De Campora, docente di Psicologia perinatale all’università di Torino – . Infatti, un padre che si prende cura del proprio bambino, cercando di capirne bisogni emotivi e fisiologici e tentando di rispondervi in modo adeguato, farà vivere al proprio figlio l’esperienza di un contesto rassicurante entro cui i suoi segnali comunicativi sono visti e ascoltati. In questo senso l’empatia rappresenta la possibilità di un dialogo profondo e autentico tra genitore e bambino”.

Le famiglie. Le famiglie prese in esame nello studio inglese vivevano nel sud-ovest dell’Inghilterra. Sono state monitorate per poco più di un decennio. Ai genitori di 10.440 bambini che vivono con madre e padre è stato chiesto di compilare un questionario per capire se i figli fossero equilibrati o meno. I bambini sono stati esaminati fin dai primi mesi di vita e su 6.000 di loro sono state fatte interviste anche fino ai 9 e 11 anni.

I dati. Ne è emerso che i padri che si sentivano sicuri nel rapporto con i figli e realizzati nel ruolo di genitore avevano ragazzi più equilibrati. In queste famiglie, i ragazzini avevano fino al 28% in meno di probabilità di soffrire di problemi comportamentali in pre-adolescenza. Secondo i ricercatori il padre ha un ruolo fondamentale nello sviluppo emotivo dell’individuo, mentre le madri anche una posizione rilevante per quanto riguarda la cura del piccolo.

Il ruolo protettivo. “Il potenziale effetto positivo di questo sul benessere può quindi portare a risultati migliori nei bambini – spiegano i ricercatori di Oxford – . Ci sono prove che il coinvolgimento dei padri può anche ridurre l’impatto di problemi importanti come, ad esempio, una depressione materna. Anche qui, un bambino che affronta la malattia della mamma rischia a sua volta di sviluppare problemi comportamentali. Fra l’altro un padre coinvolto e presente favorisce l’equilibrio complessivo della famiglia. Un nucleo familiare felice e coeso è un ulteriore aspetto positivo nella vita di un bambino”.

La fiducia. Lo studio inglese è una piccola rivincita per i molti uomini che sentono di avere un ruolo di  secondo piano rispetto alle mogli nella gestione dei figli. “I bambini apprezzano molto che un padre impegnato con il lavoro trovi il modo di “perdere del tempo” insieme a loro, di rilassarsi e godere della reciproca compagnia – spiega ancora Anna Oliverio Ferraris –  .Questo tipo di presenza paterna rafforza la fiducia in se stesso del bambino e della bambina e allarga la loro sfera sociale: in modo del tutto informale i bambini imparano modalità di interazione differenti anche con persone esterne alla famiglia. Quando sono piccoli i bambini notano le differenze fisiche e si sentono attratti e rassicurati dalla “mano grossa di papà”, dalla sua muscolatura, dal modo diverso con cui vengono afferrati, tenuti, abbracciati. Il padre contribuisce al benessere dei figli anche sostenendo psicologicamente la madre. L’accordo tra i due è indice di stabilità, una condizione molto apprezzata dai bambini”.

Quando stare accanto al figlio. Ci sono periodi per la crescita particolarmente importanti in cui i genitori devono essere più presenti? “Le figure genitoriali, svolgono una funzione centrale per tutto l’arco del ciclo vitale. La relazione che abbiamo avuto con le nostre figure di accudimento trova uno spazio all’interno della nostra mente, viene interiorizzata, continuando ad esercitare la sua influenza nel tempo e riattivando dialoghi intensi quando siamo in procinto di affrontare fasi evolutive particolarmente importanti. In questo senso, il ruolo del padre ha una funzione centrale in un’ottica intergenerazionale – commenta De Campora – . Questo processo diventa particolarmente evidente se pensiamo all’epoca perinatale: un padre che ha alle spalle un’esperienza di accudimento amorevole con il proprio genitore sarà maggiormente incline al prendersi cura del proprio figlio e a sintonizzarsi sui suoi bisogni”.

L’adolescenza. Le cose sembrano più semplici quando i bambini sono piccoli. Fra i periodi più difficili nel rapporto fra genitori e figli c’è quello dell’adolescenza, quando i ragazzi incominciano a distaccarsi e a criticare gli adulti. Emerge un bisogno di autonomia, ma anche qui il ruolo del padre è fondamentale. “In questa fase convergono due scenari diversi: da una parte la qualità della relazione vissuta con i propri genitori nel corso dell’infanzia consente al figlio di mostrare la sua riflessività, la sua capacità di comunicare sul piano empatico, aspetto che influenza fortemente le relazioni con i pari e il comportamento sociale in generale, conclude De Campora. Infatti, la scarsa capacità di riflettere e comprendere il comportamento dell’altro in termini di stati emotivi espone il ragazzo ad una maggiore probabilità di mostrare comportamenti violenti, come il bullismo; dall’altra, l’adolescenza rimane una fase di forti cambiamenti di per sé, in cui gli eventi di vita tendono ad avere un forte ascendente sul comportamento, indipendentemente dalla storia infantile. Il ruolo del padre è quindi essenziale nel rappresentare sia un riferimento normativo necessario a stabilire dei confini e sia un rifugio sicuro su cui fare affidamento”.

La Repubblica 30 novembre 2016

Elogio della buona educazione

di Agnese Ananasso

Dal chiedere permesso quando si entra in una stanza a mettere a posto la propria cameretta. Una vita ‘educata’ si impara da piccoli, in una famiglia in cui il rispetto e la cordialità non siano solo un’apparenza ma valori reali, utili anche a risolvere i conflitti. La psicologa e giornalista Maria Pedone lo spiega nel suo libro “Elogio della buona educazione. Riscoprire le buone maniere per riportare l’armonia nella nostra vita” (edizioni Franco Angeli), in cui dedica ampio spazio proprio a come Non far diventare i bambini dei piccoli tiranni, che portano la loro maleducazione anche fuori dalle mura domestiche, sia sui banchi di scuola che nella vita con gli altri adulti, meno disposti a sopportarli ma che spesso si trovano a dover tollerare le piccole pesti per non dover affrontare genitori altrettanto maleducati.

”La buona educazione manca in tutti i contesti, nella vita reale come pure sul web” spiega l’autrice. “Dove però la sua mancanza fa più danni è la scuola, perché i professori, anche i più autorevoli, fanno fatica ad imporre la disciplina, il rispetto dell’autorità e quello degli altri.

Nel libro si evidenzia come i bambini abbiano bisogno di regole che scandiscano la loro giornata, dal chiedere permesso e salutare quando si entra in una stanza al tenere in ordine la propria camera, a non pasticciare nel piatto quando si sta a tavola, fino al mantenere toni di rispetto e cordialità anche nei conflitti. Conflitti che non vanno repressi ma risolti andando alla radice del litigio. Il ruolo dei genitori, come individui e come coppia, sottolinea l’autrice, è fondamentale nel processo di educazione. Il testo infatti parla anche di bambini ma è rivolto soprattutto agli adulti, i primi artefici dell’educazione (e della maleducazione) dei propri figli. “Non è mai troppo tardi per insegnare con gentilezza a un ragazzo come dovrebbe comportarsi” conclude Pedone. “Spesso i giovani non aspettano altro che qualcuno gli insegni come fare”.

in La Repubblica, 18 novembre 2016

A scuola vanno in scena i danni da fumo

di Daniela Condorelli

Si chiama Unplugged. È un programma che convince i ragazzi a non accendere le sigarette. E funziona. Parola dell’Istituto superiore di sanità. Ecco le storie delle insegnanti italiane che l’hanno provato. Domani su RSalute

Funziona, dicono i docenti. Funziona, confermano i dati. A patto di essere interattivi, coinvolgere gli insegnanti, agire al momento giusto e rinforzare il messaggio a più riprese. Solo a queste condizioni i programmi di prevenzione del fumo nei giovanissimi sono efficaci. E si può sperare di incidere su quel 23,4 per cento di ragazzi tra i tredici e i quindici anni che dichiara di fumare. «Sono sempre di più – commenta Franco Cavallo, responsabile del coordinamento nazionale dello studio europeo Hbsc sulla salute dei giovani – erano il 20,7 per cento nel 2010».

Due gli interventi più testati tra quelli segnalati dalle Linee guida dell’Istituto Superiore di Sanità per la prevenzione primaria del fumo: Unplugged e Life skills training program.

L’efficacia. L’efficacia di Unplugged è stata indagata dallo studio “EU-Dap, European Drug addiction prevention”, che ha valutato l’intervento nelle scuole di sette paesi europei coinvolgendo oltre settemila ragazzi tra i dodici e i quattordici anni. A tre mesi dalla fine del programma, è emerso che i ragazzi che avevano partecipato avevano una probabilità di fumare del 30% inferiore rispetto ai coetanei. A un anno, gli effetti positivi sulla resistenza al fumo si attenuano, ma rimangono quelli su abuso di alcol e di cannabis. Risultato questo che suggerisce di ripetere il programma negli anni.

L’aspetto sociale. Unplugged fa leva sull’aspetto sociale del fumo. E, spiega Federica Vigna Taglianti, che si occupa della valutazione del progetto per l’Osservatorio epidemiologico delle dipendenze del Piemonte, ente coordinatore per l’Italia: «Sono efficaci i programmi basati sull’influenza sociale che incidono sulla capacità di essere assertivi e, di conseguenza, di rifiutare l’offerta della sigaretta».

L’età giusta. Alla base dell’iniziazione al fumo, infatti, c’è la pressione sociale: si accende la prima bionda per imitazione. Di un amico, di un partner, di un genitore. Non solo: chi ha amici o genitori che fumano tende a sovrastimare la prevalenza dei fumatori tra i coetanei. Ma Unplugged funziona anche perché proposto all’età giusta. Proporlo durante la scuola primaria sarebbe troppo presto. I programmi destinati ai più piccoli, spiega la ricercatrice, sono inutili o dannosi perché tendono a normalizzare il fumo prima che cominci a diffondersi. E ancora, sono poco efficaci i programmi informativi in cui l’esperto siede in cattedra. Non servono lo pneumologo che elenca i danni del tabacco o gli spot con testimonial sportivi o dello spettacolo che esortano a non fumare. Possono anzi essere controproducenti. Come è successo, negli Usa col progetto Take care of your life. Il motivo? Non era condotto dagli insegnanti formati ad hoc, ma da esterni.

In Italia Unplugged ha raggiunto circa trentamila ragazzi ed è diffuso in modo capillare grazie a una rete di formatori che fa capo al coordinamento nazionale del Piemonte. Racconta Miriam Grattarola, docente che lo propone ai suoi studenti dell’Istituto comprensivo Bobbio di Cassine, provincia di Alessandria: «Giochi di ruolo e simulazioni sono la chiave per coinvolgere». In concreto, una possibilità è quella di dividere la classe in tre gruppi. «Il primo recita la parte degli avvocati dei non fumatori, il secondo – racconta l’insegnante – quella dei difensori dell’industria e il terzo deve scegliere. Questa simulazione permette di discutere e approfondire le motivazioni». E questo è utile per orientarli contro il fumo, ma li aiuta anche ad affrontare le difficoltà, risolvere problemi e reagire ai giudizi.

La Repubblica 28 novembre 2016

L’alimentazione negli anziani

In Italia, così come negli altri Paesi occidentali, negli ultimi decenni si sta osservando l’invecchiamento della popolazione, di cui gli ultrasessantacinquenni rappresentano circa il 20%. Tale fenomeno pone, alla comunità e al servizio sanitario, la necessità di garantire ai cittadini più anziani una condizione fisica e di qualità terapeutica sempre migliore, affinché “in vecchiaia” si possa ambire a vivere in buona salute, in modo attivo e in autosufficienza. Per raggiungere un obiettivo così ambizioso, benché gran parte della nostra longevità sia “scritta” all’interno dei nostri geni, è già dall’infanzia che bisognerebbe adottare semplici accorgimenti e dare assoluta priorità a stili di vita sani, intesi come sana alimentazione e pratica dell’attività fisica, al fine sia di prevenire, in parte, le numerose comorbilità che spesso si associano all’invecchiamento, quali le patologie respiratorie, cardiovascolari, metaboliche (obesità e diabete), neoplastiche, dementigene ecc., sia di “rallentare” i processi dell’invecchiamento stesso, quando esso è iniziato.

Come contrastare l’invecchiamento

Uno dei modi per combattere l’invecchiamento è ridurre o riequilibrare lo stress ossidativo, inteso come squilibrio tra stato ossidante (danno da radicali liberi) e stato antiossidante (difese antiossidanti). Dal momento che il cibo nasconde insidie gravi, in quanto è un “contenitore” di ossidanti (ma allo stesso tempo anche di antiossidanti), emerge l’importanza di una corretta alimentazione, riorganizzata in modo che da un lato vengano ridotti gli alimenti ricchi di ossidanti e dall’altro vengano preferiti quegli alimenti ricchi di antiossidanti. D’altronde, già negli scritti di Ippocrate, padre della medicina occidentale, si leggeva: “Fa che il Cibo sia la tua Medicina e che la Medicina sia il tuo Cibo”.

In particolare, per il soggetto anziano, è considerata sana e bilanciata un’alimentazione varia e contenente tutte le sostanze nutritive (proteine, carboidrati, grassi), sali minerali e vitamine necessarie all’organismo per mantenersi in buona salute. In realtà non esiste, né come prodotto naturale né come trasformato, l’alimento “completo” o “perfetto” che contenga tutte le sostanze sopraindicate nella giusta quantità e che sia quindi in grado di soddisfare da solo le necessità nutritive del soggetto anziano. Di conseguenza, il modo più semplice e sicuro per garantire l’apporto di tutte le sostanze nutrienti indispensabili è variare il più possibile le scelte e combinare opportunamente i diversi alimenti.

Comportarsi in questo modo significa non solo evitare il pericolo di squilibri nutrizionali e metabolici, ma anche soddisfare maggiormente il gusto e combattere la monotonia dei sapori. È in questo scenario che trova la massima collocazione la “dieta mediterranea”, che per le proprietà nutrizionali degli alimenti tipici della nostra terra e dei nostri mari consente di introdurre i principali nutrienti che garantiscono una composizione corporea ottimale, preservando una buona funzionalità dei vari organi e apparati.

Aderire al profilo alimentare mediterraneo permette di ridurre in maniera significativa e sostanziale il rischio di mortalità e di morbilità per le patologie del benessere come quelle cardiovascolari, metaboliche, neurodegenerative e neoplastiche. Inoltre, un recente studio, in vitro, ha mostrato che la dieta mediterranea protegge le cellule dallo stress ossidativo prevenendo la senescenza cellulare, l’apoptosi cellulare e il deterioramento dei telomeri, dato confermato da un nostro recente studio, in vivo, nel quale abbiamo dimostrato che la dieta mediterranea, probabilmente attraverso la “stabilizzazione” dei telomeri, è il maggiore determinante dello stato di salute degli anziani.

Raccomandazioni dietetiche per gli anziani

Fatte tali premesse, dunque, le raccomandazioni dietetiche per gli anziani sono sostanzialmente le stesse che regolano la dieta dell’adulto.

Fatte salve alcune patologie quali per esempio il diabete, l’obesità, altre malattie metaboliche ecc., l’alimentazione indicata nella terza età non differisce qualitativamente da quella dell’adulto, anche se il bisogno energetico si riduce. Infatti, dopo i 40 anni, il fabbisogno energetico diminuisce gradualmente di circa il 5% ogni 10 anni, sino ai 60 anni d’età; dai 60 ai 70 anni il calo è del 10% e un’ulteriore riduzione del 10% avviene dopo i 70 anni. Pertanto, la dieta ideale deve coprire in modo armonico ed equilibrato i fabbisogni nutrizionali dell’anziano e, molto schematicamente, deve essere impostata assicurando l’apporto calorico totale intorno alle 2100 kcal con un’energia fornita dai carboidrati per il 50-60%, di cui l’80% complessi (pane integrale, pasta, riso, mais) e il 20% di zuccheri semplici, dai lipidi per il 25-30% (olio di oliva), dalle proteine per il 10-15% (per la perdita della massa muscolare che si osserva nella terza età è raccomandato un introito di proteine pari a 1-1,2 g/kg di peso corporeo); frutta e verdura occupano un posto di rilievo per le vitamine, i minerali, gli antiossidanti e le fibre che forniscono.

È essenziale, inoltre, l’apporto di acqua: almeno 1,5 litri al giorno di liquidi per preservare la funzione renale e cardiaca, migliorare quella intestinale e idratare la pelle. Spesso gli anziani avvertono meno il senso della sete e tendono a bere poco, anche a causa di ulteriori disturbi quali l’incontinenza urinaria o i disturbi cognitivi che limitano la capacità di esprimere i propri bisogni. A tal fine bisogna consigliare di bere almeno 8-10 bicchieri di acqua al giorno, consigliando alcuni accorgimenti: bere 1-2 bicchieri di acqua a temperatura ambiente o tiepida il mattino a digiuno; bere frequentemente e in piccole quantità, assecondando sempre il senso di sete e a volte tentare di anticiparlo; bere lentamente, soprattutto se la temperatura dell’acqua è fredda; consumare con moderazione le bevande come succhi di frutta, aranciate, cola, caffè, che, oltre a fornire acqua, apportano comunque zuccheri semplici o altre sostanze farmacologicamente attive (es. caffeina); aumentare l’introito di acqua durante e dopo l’attività fisica e in alcune condizioni patologiche (es. vomito, diarrea, stati febbrili) per reintegrare le perdite. In riferimento alla

L’alimentazione negli anziani

In un’alimentazione sana e corretta è di fondamentale importanza ridurre l’uso del sale, già presente in molti cibi, quali salumi, formaggi, pesce sotto sale o marinato ecc,, preferendo al sale comune il sale iodato, senza superare comunque un quantitativo pari a 5 g/die. Infatti, se assunto in eccesso, il sale può favorire l’instaurarsi di ipertensione arteriosa, soprattutto nelle persone predisposte, e di altre malattie cardiovascolari, renali e/o neoplastiche.

Premesso che una delle peculiarità dell’invecchiamento è la modifica della composizione corporea, caratterizzata da diminuzione della massa magra, con rischio di sarcopenia, riduzione dell’acqua corporea e aumento della massa grassa con tendenza all’obesità, oltre all’aspetto qualitativo del cibo, altro aspetto da tenere in considerazione è l’aspetto quantitativo del regime dietetico. Più studi confermano che mangiare poco aiuta a invecchiare più lentamente, perché più calorie introduciamo, più vengono accelerati i processi di invecchiamento. Anche se i meccanismi non sono ancora del tutto spiegati, è infatti possibile affermare che la restrizione calorica, senza malnutrizione (intesa quale riduzione dell’introito calorico fino a un limite del 50%, ma con adeguata assunzione di vitamine e sali minerali) risulta essere uno dei più potenti interventi in grado di rallentare l’invecchiamento e di aumentare la durata della vita in molti modelli animali (es. vermi, moscerini della frutta, lieviti, topi, ratti, cani). L’estensione della durata della vita mediata dalla restrizione calorica è maggiore se la riduzione dell’introito calorico viene iniziata nei topolini subito dopo lo svezzamento, ma un aumento significativo della vita massima si può osservare anche quando la restrizione calorica viene iniziata in animali adulti (12 mesi di età, che equivale all’incirca a 50 anni di età in un uomo).

La restrizione calorica

I meccanismi alla base dell’effetto anti-aging della restrizione calorica sono complessi e non del tutto chiariti. Tuttavia, sembra che la riduzione dei fattori di crescita (es. IGF-1, insulina) e dell’attività delle vie di segnale dell’insulina/ IGF-1 (“nutrient sensing pathways”), la riduzione dell’infiammazione, la protezione contro lo stress ossidativo e altre modificazioni dell’assetto metabolico e neuroendocrino siano i fattori principali che promuovono salute e longevità negli animali in restrizione calorica. In termini generali, in presenza di una riduzione dell’apporto calorico (ma con un adeguato e corretto apporto di nutrienti) l’organismo rallenta i processi di invecchiamento e potenzia i sistemi deputati al riparo del danno.

In conclusione, auspicare un “invecchiamento con successo” non può essere disgiunto anche dal consigliare al paziente anziano di seguire una sana dieta e di praticare un’adeguata attività fisica. Purtroppo, visti i dati epidemiologici sull’obesità, sulle malattie cardiovascolari e metaboliche, sul cancro, probabilmente ancora oggi non sono state abbastanza le campagne scientifiche e/o divulgative sul tema invecchiamento sano e sul tema dieta sana. Pertanto, ciò che occorre è un ulteriore sforzo di comunicazione ancora più intenso da parte della comunità scientifica, dei sistemi di governo e della classe medica, necessario e indispensabile per attuare una migliore sensibilizzazione di tutti verso tematiche evidentemente vitali per la salute del cittadino e del cittadino anziano, al fine di aumentare la consapevolezza dell’importanza degli stili di vita alimentari. Forse già iniziando con una mirata azione educativa nelle nuove generazioni possiamo ridefinire il valore del cibo e trasformarlo in una buona e sana abitudine per vivere meglio e più a lungo.

(Ministero della salute, Quaderni della salute : “Nutrire il pianeta, nutrirlo in salute. Equilibri nutrizionali di una sana alimentazione”,n. 25, 2015)

La povertà assoluta in Italia

Rapporto Caritas 2016

In Italia – secondo gli ultimi dati pubblicati dall’Istat – vivono in uno stato di povertà assoluta 1 milione 582mila famiglie, un totale di 4 milioni 598 mila individui (anno 2015). Si tratta del numero più alto dal 2005 ad oggi . E si tratta, parlando di povertà assoluta, della forma più grave di indigenza, quella di chi non riesce ad accedere a quel paniere di beni e servizi necessari per una vita dignitosa2. Dal 2007, anno che anticipa lo scoppio della crisi economica (che continua a palesare ancora i propri effetti), la percentuale di persone povere è più che raddoppiata, passando dal 3,1% al 7,6%. La crescita è stata continua, con l’unica eccezione registrata nel 2014, illusoria rispetto a un’inversione di tendenza.

A livello territoriale, oggi come in passato, è ancora il Mezzogiorno a vivere la situazione più difficile; in queste aree si registra, infatti, l’incidenza più alta misurata sia sugli individui (10,0%) che sulle famiglie (9,1%). E, proprio al Sud, dove vive il 34,4% dei residenti d’Italia, si concentra il 45,3% dei poveri di tutta la nazione. Puntuale, anche nel 2015, è stato il monito della Svimez (l’Associazione per lo Sviluppo Industriale del Mezzo- giorno) che, con il consueto rapporto annuale, ha richiamato l’attenzione sullo stato di criticità in cui versano queste regioni, penalizzate soprattutto dal lavoro. Dal 2008 ad oggi, nel Meridione, sono andati persi 576mila posti di lavoro, pari al 70% delle perdite di tutta Italia3; i livelli occupazionali risultano i più bassi registrati dal 1977 (5,8 milioni unità).

Nel corso del tempo, tuttavia, anche le aree del Centro e del Nord hanno vissuto un vistoso peggioramento dei propri livelli di benessere, in modo particolare se paragonati agli anni antecedenti la crisi economica. In soli otto anni anche queste zone hanno visto raddoppiata la percentuale di poveri.

Spostando l’attenzione dagli indicatori che quantificano il fenomeno a quelli che ne descrivono più nel dettaglio le peculiarità, si nota come oggi la povertà sembra sempre più discostarsi da quel “modello italiano” (Morlicchio 2012) che ha caratterizzato il nostro paese per diversi decenni. Una povertà, con dei connotati ben definiti e circoscritti, che si assimilava prevalentemente alle aree del Mezzogiorno, agli esclusi dal mondo del lavoro, agli anziani, alle famiglie numerose con 5 o più componenti, specie se con gli minori.

oggi, come già evidenziato anche in precedenti rapporti di Caritas Italiana5, accanto ad alcune situazioni che rimangono stabili, irrisolte e in molti casi aggravate, si evidenziano alcuni elementi inediti e in controtendenza. Sul fronte dell’occupazione le famiglie maggiormente sfavorite sono quelle la cui la persona di riferimento è in cerca di un’occupazione (tra loro la percentuale di poveri sale al 19,8%). È netto anche per questi casi il peggioramento rispetto al periodo pre-crisi (si è passati da un’incidenza del 7,0% al 19,8%). Accanto a tali situazioni negli ultimi anni sembrano aggravarsi le diffcoltà di chi può contare su un’occupazione, i cosiddetti working poor, magari sotto-occupati e/o a bassa remunerazione. Tra loro particolarmente preoccupante è la situazione delle famiglie di operai, per le quali la povertà sale all’11,7%. Al di sotto della media, invece, il livello di disagio delle famiglie di ritirati dal lavoro.

Accanto all’occupazione un’altra variabile degna di attenzione è quella dell’età, per la quale si registrano numerosi elementi di novità e di “rottura” rispetto al passato. Oggi i dati Istat descrivono una povertà che potrebbe definirsi “inversamente proporzionale all’età”, che tende, cioè, a diminuire all’aumentare di quest’ultima. Se si analizzano i dati disaggregati per classi si nota come l’incidenza più alta si registra proprio tra i minori, gli under 18, seguita dalla classe 18-34 anni; al contrario gli over 65, diversamente da quanto accadeva meno di un decennio fa, si attestano su livelli contenuti di disagio.

Degli oltre 4,5 milioni di poveri totali, il 46,6% risulta under 34; in termini assoluti si tratta di 2 milioni 144 mila individui, dei quali 1 milione 131 mila minori. Gli studi della Banca d’Italia evidenziano come, negli ultimi venti anni, i divari di ricchezza tra giovani e anziani (che ri ettono anche il naturale processo di accumulazione dei risparmi lungo il ciclo di vita) si siano progressivamente ampliati: “in termini reali  – si legge nel Bollettino Statistico – la ricchezza media delle famiglie con capofamiglia tra i 18 e i 34 anni è meno della metà di quella registrata nel 1995, mentre quella delle famiglie con capofamiglia con almeno 65 anni è aumentata di circa il 60%: il rapporto tra quest’ultima e quella dei più giovani è passato da meno dell’unità a oltre 3”8. Ad aggiungere ulteriori elementi sul tema c’è anche il recente Rapporto McKinsey titolato “Poorer thain their parents: a new perspective on income inequality”. Nello studio, oltre a denunciare una stagnazione e diminuzione dei redditi delle famiglie tra il 2005 e il 2014 (in 25 economie sviluppate), viene lanciato un allarme sull’attuale ribaltamento generazionale: oggi per la prima volta dal dopoguerra c’è il serio rischio che i figli “ finiscano la loro vita più poveri dei loro padri”. E l’Italia si distingue come il paese in cui tale sconvolgimento generazionale è più prorompente.

Due le riflessioni di ordine sociologico; la prima sui minori. La povertà per bambini ed adolescenti si traduce in privazioni di ordine materiale e educativo, che produrranno effetti negativi sull’oggi e ancor più sul domani. Significheranno infatti – come ricorda Save the Children – “mancanza di opportunità, chiusura di orizzonti, impossibilità di raggiungere e fissare dei traguardi”10. Le stesse difficoltà che, seppur con specifiche peculiarità, vivono anche i cosiddetti giovani-adulti penalizzati nella possibilità di piani care un futuro e un proprio “piano di vita” (Ottonelli, 2016). Nuove generazioni, quindi, che rischiano di entrare in un circolo vizioso di povertà da cui sarà diffcile affrancarsi, alla luce anche degli alti tassi di disoccupazione registrati12.

È bene ricordare che ancora oggi l’elemento che sembra più degli altri tutelare, anche in termini preventivi, da possibili percorsi di impoverimento è l’istruzione. Gli ultimi dati Istat confermano che la povertà tende a diminuire al crescere del titolo di studio. E lo fa anche in virtù del fatto che coloro che sono più istruiti, in modo particolare i laureati, sono maggiormente favoriti sul piano occupazionale. Una recente indagine del consorzio interuniversitario AlmaLaurea ha dimostrato che anche nel periodo di recessione economica, dal 2007 al 2014, i neo laureati sono stati i meno penalizzati nella ricerca di un impiego (il tasso di disoccupazione tra loro è passato dal 9,5% al 17,7% a fronte di un aumento di oltre 16 punti percentuali registrato tra i neodiplomati, dal 13,1% al 30,0%)13. Anche in questi anni di incertezza, dunque, rinunciare agli studi non è la scelta più opportuna. Al contrario, è proprio nei momenti di crisi che si dovrebbe sostenere e promuovere l’istruzione all’interno delle famiglie, in modo particolare tra quelle meno abbienti; potrebbe infatti rappresentare per queste ultime l’unico strumento di riscatto sociale.

Ritornando alle differenze generazionali, l’inversione di tendenza rispetto al passato si palesa ulteriormente confrontando i livelli di povertà attuali (per classi di età) con quelli precedenti lo scoppio della crisi economica. Nel 2007 il trend era pressoché inverso rispetto ad oggi: l’incidenza della povertà assoluta andava tendenzialmente a crescere all’aumentare dell’età, decretando gli over 65 come la categoria più svantaggiata (cfr. Graf. 3). Gli anziani dunque sono coloro che mediamente sembrano aver risposto meglio a questi anni difficili. Il tutto probabilmente è ascrivibile sia alle tutele del sistema pensionistico che al bene “casa” (ricordiamo che in Italia l’80% degli anziani vive in case di proprietà). Al contrario la persistente crisi del lavoro ha penalizzato (o meglio, sta ancora penalizzando) giovani e giovanissimi in cerca “di una prima/nuova occupazione” e gli adulti rimasti senza un impiego. E la mancanza di un lavoro, è doveroso ricordarlo, può rappresentare un elemento di forte “rischio sociale” specie se cumulato con altre forme di disagio.

Rispetto al “favore” degli anziani è importante sottolineare come all’interno dei “valori medi” si possano mimetizzare le difficoltà di alcuni bacini territoriali caratterizzati da una forte presenza di anziani con pensioni sociali, penalizzati da una carriera lavorativa e contributiva irregolare, accidentata e non continuativa. In tali situazioni la presenza di un reddito da pensione e della proprietà del bene casa (spesso anche di cattiva qualità commerciale) non pone gli ultrasessantacinquenni al riparo da situazioni di indigenza e di esclusione sociale. Sono in particolare le aree del Sud e delle Isole ad essere penalizzate in tal senso. Qui infatti circa la metà dei pensionati percepisce un reddito pensionistico inferiore ai mille euro e proprio in queste zone si registra l’incidenza più alta di pensioni assistenziali.

Sul fronte delle tipologie familiari la povertà assoluta raggiunge livelli molto elevati tra le famiglie num rose con 5 o più componenti, specie se al suo interno ci sono 3 o più gli minori (18,3%). Tuttavia a registrare un forte peggioramento da un anno all’altro, e ancor più nel corso degli ultimi otto anni, sono i nuclei composti da 4 componenti, in particolare le coppie con due gli. Quindi, se in passato costituiva un elemento di rischio la presenza di almeno tre gli, oggi si palesano in tutta la loro gravità anche le difficoltà dei nuclei meno numerosi. Anche il dato disaggregato per tipologia familiare conferma la situazione di minor svantaggio degli ultra -sessantacinquenni, in coppia, soli o in famiglia.

Un ultimo indicatore (non per importanza) su cui è bene soffermarsi è quello della cittadinanza. È da circa un anno che l’Istat diffonde nei propri report il dato della povertà assoluta distinto per presenza di stranieri nel nucleo. Questo ha consentito, già nel 2014, di cogliere le differenze su tale indicatore tra famiglie di italiani, famiglie miste e famiglie di soli stranieri. Nel 2015, come un anno prima, i nuclei di soli stranieri si confermano come i più penalizzati. Tra loro infatti la povertà si attesta al 28,3% (a fronte del 4,4% delle famiglie di soli italiani); migliore la situazione dei nuclei misti, per i quali l’incidenza del disagio è pari al 14,1%. Nel corso di un solo anno la povertà tra le famiglie di stranieri è aumentata di 4,9 punti percentuali (dal 23,4% al 28,3%). Come mostra la tabella 4, i margini più accentuati di incremento si registrano nelle regioni del Nord, dove si concentra oltre la metà degli stranieri residenti (il 58,6%)16.

Lo svantaggio degli stranieri (in totale 5.026.15317) non rappresenta un elemento di novità rispetto al passato. Diversi studi realizzati dall’Istat su altri indicatori di vulnerabilità economica (deprivazione materiale e rischio povertà) avevano evidenziato già dai primi anni duemila le situazioni di maggiore criticità vissute dagli immigrati18. Si confermano dunque stabili rispetto al passato gli elementi di sfavore: maggiore precarietà abitativa (le famiglie di stranieri vivono più spesso in affitto), più alti livelli di deprivazione materiale, svantaggio sul piano occupazionale (palesato nelle posizioni lavorative occupate, nelle forme contrattuali e nelle retribuzioni).

A conferma di ciò, risulta molto più alta tra gli immigrati la percentuale di working poor; tra loro, secondo uno studio pubblicato nell’ultimo Rapporto Immigrazione Caritas-Migrantes, la percentuale si attesta al 41,7% a fronte del 14,9% degli italiani19. Ad essere maggiormente sfavorite in tal senso sono soprattutto le donne, collocate su posizioni meno specializzate e a più bassa remunerazione.

in Caritas, Vasi comunicanti, Rapporto sulla povertà in Italia 2016, pagg. 7-11

L’allarme. Tv, pc, tablet e smartphone perché ai bimbi fanno male

Carlo Bellieni

Gli americani sono bruschi ma chiari: via ogni uso di media elettronici dai bimbi. Almeno sotto i due anni, spiega l’ultimo documento dell’American Academy of Pediatrics, ma anche sopra i due anni sono da usare con la massima cautela: non superare più di un’ora al giorno di visione ( Tv o Pc) e che sia di ‘programmi di alta qualità’. E non solo si devono isolare i bambini da un uso improprio dei media digitali, ma anche – riportano i pediatri americani dall’uso che ne fanno i genitori (vivere col Tv dei genitori acceso è dannoso anche per i piccoli che non lo guardano direttamente) e incoraggiare i pediatri a parlare con le famiglie dei rischi legati ai mass media (solo il 15% dei pediatri Usa lo fa).

Purtroppo i genitori da qualche parte devono scaricare lo stress, rilassarsi da giornate dure, da lavori che coinvolgono entrambi mamme e papà, e finiscono col relegare i piccoli nelle mani delle nuove babysitter elettroniche. Ultima è l’invenzione di una culla elettronica (la culla ‘intelligente’) che ninna al posto di papà il bebé che piange, cosa buona, se non fosse il colpo di grazia al contatto fisico, grande cura per una crescita sana. I nsomma, la medicina dice che il bambino deve essere abbracciato e la società invece risponde nei fatti che deve essere irradiato di immagini video; e vince la seconda: recenti dati della Gsma, (l’associazione internazionale degli operatori di telefonia mobile) dicono che il 69% dei bambini europei e giapponesi hanno un telefono portatile di cui due su tre sono smartphones, dunque viaggiano con un potente Pc, pieno di giochi, applicazioni varie e spesso incontrollabili e molto accattivanti.

Vince l’attrazione dello schermo irradiante perché la maggior parte di essi, sempre secondo i dati Gsma, ricevono in dono il telefono tra i dieci e i dodici anni (in Giappone verso i 15), con un intento di fondo errato e pericoloso: tenere sotto controllo il bambino. Certo che la società è pericolosa: traffico, violenza ci assediano, ma un bambino che sa di dover essere disponibile a fornire le sue coordinate ai genitori in ogni istante è un bambino che vive meno libero e soprattutto vive nella consapevolezza dell’angoscia dei genitori.

Non a caso parlavo di ‘coordinate’, perché se con la voce si forniscono quelle che si vogliono fornire, oggi i genitori possono tenere sotto controllo anche quelle fisiche e territoriali del figlio o della figlia, basta inserire la giusta app nello smartphone che questo diventa una ‘spia’; addirittura vengono reclamizzate per i bimbi scarpe con un rilevatore Gps integrato dette per questo ‘scarpe intelligenti’: alla faccia della spensieratezza e della privacy. Già, perché anche un bambino ha diritto alla privacy; l’ha sempre avuta per secoli, per andare nei prati o in discoteca o dove gli pareva, salvo accorgersi ora che questa privacy può essere aggirata; per far star tranquilli i ‘grandi’, si dirà, ma a quale prezzo?

Anche prima la privacy era imitata, ma in modo meno subdolo: dovunque andasse il ragazzino era conosciuto da vicini e zie; oggi non ci sono più vicini e zie nella società dell’anonimato. Peggio ancora: un tempo il ragazzino doveva rispondere di dove era andato; oggi non serve più, c’è il Gps che parla per lui: fine del dialogo. Certo poi non è da dimenticare che la televisione può avere un effetto positivo, vedi per esempio campagne anti-fumo, e internet è utilissimo sia per divertimento che per risvolti scolastici; ma c’è ovviamente anche un effetto negativo per i contenuti trasmessi, come ad esempio le pubblicità di cibo ad eccessivo contenuto calorico ma che, come riporta la rivista americana “Appetite” di ottobre, influenza verso il consumo per esempio dei cereali da colazione a maggior contenuto di zuccheri.

Questo perché i ragazzi sono ormai influenzati e influenzabili: non dimentichiamo che i teenagers non hanno ancora sviluppato la regione prefrontale dell’encefalo, quella che ci trattiene da scelte avventate. Sono così influenzabili che per loro le sigle dei cartoni animati o gli stratagemmi per passare di livello nei videogiochi sono comune oggetto di dialogo e di incontro, e gli spot pubblicitari li attraggono più del contenuto dei programmi stessi. La rivista Archives in Medicas Sciences di ottobre mostra che in Spagna il 54% degli spot per ragazzi riguardano cibo ad eccessivo contenuto calorico; e il riscontro è l’estendersi dell’obesità tra i giovani, favorita anche dalla sedentarietà, come spiega la rivista della Società Internazionale per lo Studio della Obesità. Questo evidenzia un dato: la forza della televisione nel catturare l’attenzione è studiata e forte, tanto che riportammo con varie ricerche da noi fatte, che guardare Tv riesce ad estraniare i bambini dal dolore durante le punture in ospedale e che allunga i tempi di reazione agli stimoli sonori misurati in laboratorio.

La suddetta inchiesta della Gsma ci dice anche altre cose interessanti: il 22% dei ragazzi riporta che per colpa di internet e della sua attrazione passano meno tempo con familiari e amici; il 38% di essi prova un reale stato d’ansia quando internet gli è precluso, e il 10% dei ragazzi (il 29% in Giappone) dichiara di aver mangiato di meno e dormito meno a causa di internet come riporta anche la rivista Eatig and Weighting Disorders. A questo sommiamo l’effetto dei cosiddetti ‘giochi intelligenti’, cioè quelli digitali che servono per istruire i bebé sin da prima che imparino a parlare e ci domandiamo: ma davvero i nostri figli hanno bisogno così presto di nozioni tecniche accademiche, oppure questa supposta istruzione tramite il gioco elettrico-digitale è un alibi per i grandi che così si sentono meno in colpa di aver lasciato per ore solo il bambino? In realtà l’educazione di cui ha bisogno il bambino è primariamente ed essenzialmente un’educazione coinvolgente e affettiva, in cui i contenuti tecnici sono un’appendice, perché più di cose da imparare il bambino ha bisogno di capire chi seguire e di chi fidarsi e amare.

Bisogna distinguere tra fare un uso prudente del mondo elettronico, e l’affidargli in toto i bambini; ma è tale l’attrattiva e il fascino studiato a tavolino di questi apparecchi, il segnale di successo sociale che comportano, e la carica di coinvolgimento con suoni e colori e ritmi studiati da fior di agenzie, che passare dal primo stato al secondo è un lampo. Arriva l’inondazione di oggetti che si sono autodefiniti intelligenti: ‘giochi intelligenti’, ‘scarpe intelligenti’, ‘smart-phones’, ‘culle intelligenti’, e abbiamo un timore: che la società che affida i suoi figli a macchine intelligenti, di intelligenza ne abbia persa molta.

in Avvenire, martedì 29 novembre 2016